mercredi 23 mars 2016

Miss Météo

A l’époque, j’aimais bien regarder la météo. 

Ne cherchez pas dans ce programme un fétichisme exacerbé pour les cartes météorologiques. Certes, la pluie et les prévisions de températures fraîches pouvaient être une raison suffisante pour me mettre en joie, nos amantes et compagnes adorées avaient plus de chance de couvrir leurs jolies jambes de nylon que j’affectionne tant.

Ce que j’aimais par dessus tout, dans ce rendez-vous quotidien que je ne ratais sous aucun prétexte, c’était la présentatrice. Une vraie Miss Météo, pas une potiche qui vous regarde bêtement, comme ces jeunettes, rêvant d’un rôle bien plus important de faire-valoir dans un talk show dont la télé a le secret.

Moi, j’aimais Evelyne. Une jolie blonde, une vraie femme, pas une midinette. Toujours impeccablement habillée, séduisante, elle me faisait oublier les mauvaises nouvelles. Dès qu’elle apparaissait, les nuages disparaissaient.

Ses magnifiques jambes gainées de nylon sombre étaient mon rayon de soleil, rien que pour moi.
Me focalisant sur l’écran télé, j’essayais de voir ses chevilles et ses escarpins, priant pour que le cadreur me laisse les apercevoir dans un plan large. Hélas, la production s’acharnait à faire des plans serrés sur des cartes météorologiques couvertes de flèches et de chiffres abscons que la main aux ongles joliment vernis d’Evelyne parcourait. J’imaginais ses longs doigts experts sur mon corps, ses mains, forcément douces, prêtes à explorer mon intimité. Et puis, elle avançait dans le champ de la caméra, avec son tailleur impeccable, ses hanches parfaites et ses jambes que j’imaginais serties d’un porte-jarretelles noir comme ses bas.

Les températures qu’elle annonçait, tout sourire, pouvaient être négatives, ce n'était pas grave,  je me consumais de l’intérieur à imaginer le crissement de ses bas. Car il ne faisait aucun doute pour moi, qu’elle devait porter des bas. Je cherchais les plis discrets du voile au niveau de la pliure de ses genoux, en vain. Sa jupe ajustée ne me laissait guère deviner l’ombre d’un porte-jarretelles, mais j’étais certain qu’elle portait de la jolie lingerie, rien que pour nous les fétichistes. Elle partageait ainsi son secret que nous étions les seuls à connaître.

Que pouvait bien porter chaque jour la troublante Evelyne? 
Je ne le saurai peut-être jamais…

En attendant j’ai arrêté la télé et consulte la météo sur l’application de mon smartphone, beaucoup moins troublante que la délicieuse Evelyne j’en conviens.


mardi 22 mars 2016

Les mémoires d'un fétichiste en quelques mots

Sur les conseils d'un éditeur et en attendant d'être publié en format papier, vous pouvez maintenant télécharger  Les Mémoires d'un fétichiste sur le site de Librinova qui regroupe plusieurs libraires en ligne.

Cette plate-forme peut être un accès vers une publication papier. Si le livre rencontre un succès suffisant et un nombre de téléchargements correspondants,  alors j'aurai une chance d'être diffusé chez un éditeur de renom.

Le livre érotique est un genre complexe qui n'a pas sa place partout. Il ne peut être mis entre toutes les mains. Ce n'est pas un roman classique, certaines scènes peuvent choquer nos jeunes lecteurs, quoi qu'avec les sites porno en libre accès, je me demande ce qui peut choquer un "jeune lecteur"...

Le livre érotique, n'est pas un roman porno, et les Mémoires d'un fétichiste s'en défend. Le porno ne me choque pas plus que ça, mais il ne correspond pas à ma vision de l'érotisme. J'ai besoin d'émotion, de bruissements, de chuchotements et d'élégance. C'est aussi une marque de respect pour l'image de la femme que je vénère.

C'est donc un pari que je fais. Certains trouveront le livre trop soft, pas assez de sexe. D'autres y verront une accumulation de scènes lestes, trop crues et gratuites. Les mémoires de Didier Denier sont comme les rapports entre hommes et femmes. On y trouve beaucoup de séduction, des non-dits, des jeux entre adultes consentants, de l'affection, et du respect mutuel. Et comme toutes les jolies histoires, elles se prolongent parfois dans un lit ou ailleurs.

Les mémoires d'un fétichistes, est, comme son nom l'indique un livre pour les fétichistes des bas et des pieds, afin de vous faire découvrir mon attirance pour cette partie du corps de la femme que j'adore et ces merveilleuses parures que sont les bas nylon. On n'est pas obligé de partager cette passion pour apprécier le livre. C'est avant tout un hymne à la femme et aux rapports amoureux. 

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, en effet, je viens de commencer la rédaction du  second tome de mon ami Didier Denier et votre regard est important. Il me permettra de mieux avancer.

Je vous souhaite donc une belle lecture.

 http://www.librinova.com/shop/dix-den/les-memoires-d-un-fetichiste



Ceinture et bretelles


Le syndrome de la ceinture-bretelles! Encore une hérésie que je croise souvent sur les photos de lingerie de mes chères créatures en bas et porte-jarretelles. 

Les bas autofixants portés avec un porte-jarretelles! Un scandale pour mes yeux de fétichiste! Vous allez dire que je suis un vrai râleur, mais je m'insurge contre de tels usages. À moins qu'il ne s'agisse d'une nouvelle mode comme celle de ne plus coordonner soutien-gorge et culotte. Mais je ne vois pas ce que cela a d'esthétique de porter des jarretelles avec des bas autofixants, d'autant que cela ne doit pas être très pratique à attacher ni bien confortable. Alors oui, je m'insurge, c'est une véritable faute de goût. Je ne suis déjà pas très fan des bas autofixants, tout en reconnaissant de gros progrès dans le design et les motifs des jarretières, de là à rajouter des jarretelles qui doivent être bien difficiles à accrocher, il y a un pas que je ne peux franchir.

J'imagine qu'il s'agit encore d'une forme de laxisme des stylistes et des directeurs artistiques, pendant les prises de vue ou un manque de culture des jeunes modèles. En effet, pourquoi prendre le temps de trouver un belle paire de bas Cervin ou Gerbe, " - va au supermarché du coin et prends des Dim Up, c'est pas cher!"

Je me souviens avoir discuté avec un photographe qui travaillait régulièrement avec de jeunes pin-up débutantes. Il m'avait fait part de son étonnement quant au manque de connaissances de ces demoiselles sur les bas et jarretelles, il lui arrivait fréquemment de leur prêter une paire de vrais bas nylon, qu'elles puissent faire la différence, ne serait-ce qu'au touché et à la sensation sur la jambe. Je le soupçonnais d’être collectionneur un peu fétichiste, il connaissait tous les styles de coutures et les marques vintage sur le bout des doigts. Ces demoiselles débarquaient souvent avec des Dim Up ou même, hérésie suprême, des collants qu'elles avaient préalablement coupés.  A leur décharge, les bas coûtent chers et souvent nos jeunes pin-up en devenir,  ne devaient pas toujours avoir les moyens de s’en procurer une paire de grande marque.

Vous me direz que Bettie Page, la sublime Bettie Page, n'hésitait pas à rouler ses bas coutures en passant autour de ses cuisses des bandes élastiques les transformant en bas  autofixant, une pratique courante à l'époque.

Si le coeur vous en dit, retrouvez le portrait d’une jeune pin-up dans le livre de DixDen, les mémoires d’un fétichiste.

 http://www.librinova.com/shop/dix-den/les-memoires-d-un-fetichiste



mardi 15 mars 2016

Rencontre avec Livia

La première fois où j'ai rencontré DixDen, c'était il y a cinq ans, probablement à l'époque où il cessa de tenir son blog.

Il se disait préoccupé par son fétichisme que son entourage décrivait comme une perversion grave. C'est pour cela qu'il avait souhaité me rencontrer et commencer, si possible, une thérapie le plus rapidement possible.

J'étais ce qu'on appelle une jeune psychiatre j'avais 35 ans et je supposais que DixDen devait en avoir une bonne dizaine de plus que moi. Je découvris un homme cultivé et plutôt bien éduqué.

Mais derrière cette carapace à l'apparence bien maîtrisée, le stress pointait. Je tentais naturellement de le rassurer m’appuyant sur mon expérience de thérapeute. Il semblait vivre dans un doute permanent qui altérerait sa sensibilité.

Je remarquais néanmoins qu'il passait son temps à m'observer. Très vite je le vis se focaliser sur mes jambes et plus particulièrement sur mes pieds. A l'époque, je n'attachais pas tellement d'importance à cette partie de mon corps. Mes pieds étaient le simple prolongement de mes jambes, que je n'appréciais pas. Je les trouvais lourdes telles des poteaux. Mes pieds ne méritaient guère plus d'attention, des orteils trop longs que ma sœur comparait souvent à des rangées d'allumettes dans leur pochette. C'est pourquoi je ne porte que des pantalons et des bottines. Pourtant ce jour là par hasard extraordinaire j'avais mis des ballerines et sous mon pantalon un collant clair. Pour moi cela ne prêtait pas à conséquence mais quand je vis le regard de DixDen, je compris que pour lui ce détail avait son importance, je ne pus m'empêcher d'agiter mes pieds et comme mes ballerines été un peu grandes, mes pieds ne tardèrent pas à se déchausser révélant mes orteils et la démarcation plus foncé de la pointe renforcée du collant. Je tentais de me soustraire au regard perçant de mon patient, pour cela je remontais mes pieds, les calant sous mes cuisses, sur mon siège espérant ainsi déjouer son regard perçant. Ce fut peine perdue il y avait une vue imprenable sur la plante de mes pieds que j'essayais désespérément de masquer avec mes mains.

Après cette séance je me promis de ne plus jamais mettre de ballerines, et de ne porter que des chaussettes épaisses.

Pourtant, au fil des mois j'appris à mieux connaître mon patient. Fétichiste il l'était assurément. Ses souvenirs, que je supposais un peu romancés, trahissaient un amour immodéré pour les pieds et les jambes de ses maîtresses, portant des bas nylon de préférence. Je trouvais cette obsession étrange même si mon rôle de médecin n'était pas de la juger. En tant que femme, je ne voyais pas le plaisir qu'on pouvait avoir à porter des bas. DixDen me parlait de la magie du porte-jarretelles je n'y voyais que des mots un peu exaltés. Quand il évoquait la douceur des bas glissant sur les cuisses et du porte-jarretelles tirant sur les hanches je pensais qu'il exagérait, et que tout ça était de l'ordre du fantasme qui plus est, exclusivement masculin.

Aujourd'hui pour la première fois je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai décidé à mon tour de mettre un porte-jarretelles. Je suppose que Monsieur DixDen l'a tout de suite remarqué. Ce que je vis dans son regard me le confirma.


Découvrez la rencontre de DixDen et Livia Massari dans Les mémoires d'un fétichiste en téléchargement sur  http://www.librinova.com/shop/dix-den/les-memoires-d-un-fetichiste





samedi 12 mars 2016

Billet du week-end

Je flânais sur mes galeries Tumblr, une habitude comme de lire la Matinale du Monde, à part que c'est plus joyeux et plus agréable pour mes yeux de fétichiste. 

Et j'ai eu à nouveau ce mouvement d'agacement à la vue de ces trop nombreuses photos montrant de charmantes modèles en bas et porte-jarretelles avec invariablement la culotte sous les jarretelles. Je ne vous referai pas le couplet de la pause pipi d'il y a deux jours… Au risque d'être taxé d'avoir des penchants pour l'ondinisme, ce que je ne crois pas. 

Je regarde donc ma galerie d'images vintages et je ne peux que constater qu'aucune photo ne présente nos jolies jeunes femmes coquines parées de leur bas et porte-jarretelles avec la culotte passée dessous. J'en conclus donc que nos grands-mères (puisqu'il s'agit de photos des années 50/60 et que les modèles devaient avoir en moyenne 20 ans) avaient du bon sens et l'habitude de porter des bas tous les jours, un accessoire de mode quotidien et indispensable. 

Aujourd'hui au nom d'un esthétisme dicté par les stylistes qui voudrait que cela soit plus joli visuellement de porter la culotte sous le porte-jarretelles, on nous inflige à longueur de photos (jolies au demeurant) cette hérésie. Certain y voit un côté pratique durant les séances photos de lingerie, les modèles peuvent rapidement changer de parure entre chaque prise de vue et garder leur culotte sans passer par la case loge d'essayage… 

Alors je suis allé voir les photos de nos amis les collants. Et là au miracle, la culotte est bien portée sous le collant comme il se doit. Nul hérésie qui aurait dicté de porter la culotte par dessus le collant. Et ne me parlez pas de l'argument esthétique, une culotte sous un collant, ce n'est au fond pas très joli. Donc j'en conclus que nos modèles, ou autres stylistes, photographes et directeurs artistiques de mode, n'ont jamais vu une femme portant des bas, ou ne se sont jamais penchés sur l'aspect pratique et quotidien de cette parure qui m'inspire tant. 

Ce combat est un combat bien modeste et probablement totalement futile au regard des problèmes qui nous entourent. Mais si il y a bien un endroit où parler de ça, c'est bien sûr ce blog

Petite leçon de Bettie Page, sur le port de la culotte par-dessus le porte-jarretelles 

vendredi 11 mars 2016

Extrait des Mémoires d'un fétichiste

Pour vous, mes amis lecteurs, un petit cadeau pour ce week-end, un premier extrait exclusif, des Mémoires d'un fétichiste. 

"La formatrice, une petite blonde aux longs cheveux bouclés, nous accueillit avec un grand sourire et une poignée de main énergique qui devaient certainement faire partie du protocole. Je lui donnai à peine trente ans, petit tailleur noir Zara, cardigan rose fuchsia et mocassins noirs à talons. Rien de bien sexy, nous n'étions pas là pour rire. 


- Le programme est dense, se sentit-elle obligée de nous rappeler en préambule. 


J'imaginai qu'il s'agissait d'une sorte d'avertissement adressé à d'éventuels dilettantes dont je faisais partie. Je grimaçai intérieurement et décidai de me focaliser sur mon sujet de prédilection : les jambes, celles de notre formatrice s'avéraient plutôt agréables. Je suis un grand amateur, je les apprécie ni trop musclées ni trop maigres, avec des chevilles fines et des mollets bien dessinés. 

Ce jour-là, la jeune femme portait un collant gris clair aux reflets brillants. Ils me rappelaient cette matière lancée par Dim en 1988, à l'époque, ils avaient sorti les collants Diam's, des collants ultra-brillants très moulants. Je n'étais pas spécialement amateur du lycra, cette texture trop clinquante, mais comme il n'y avait rien d'autre à contempler, je dus m'en contenter. Nous n'étions qu'un petit groupe d'une dizaine de personnes, principalement des hommes, et les trois femmes présentes portaient des jeans. 


Je m'enfermai dans une sorte d'apnée sélective, essayant autant que possible de comprendre au mieux, ce que cette jeune formatrice tentait de nous apprendre. Elle s'appelait Caroline, j'aurais dû m'en douter, un prénom qui lui allait parfaitement, idéal pour la petite blonde pétillante et énergique qu'elle s'évertuait à vouloir être.


Par hasard, je m'étais retrouvé placé sur le côté, les tables disposées en U m'offraient une vue imprenable sur son profil plutôt agréable. C'est ainsi que je découvris son petit tic ; une sorte de balancement nerveux des mollets quand elle était assise. Elle les repliait sous sa chaise, les croisait sans cesse, puis les agitait de manière frénétique au rythme de ses paroles. J'en déduis qu'elle était très énervée ou, plus vraisemblablement, que notre apathie la stressait. Je me concentrai finalement sur ses jambes. Je remarquai que son talon pouvait à tout moment, se déchausser quand les mouvements devenaient trop brusques. Ses pieds qui tenaient en équilibre sur la pointe de ses souliers, se retrouvèrent calés sous sa chaise, ce qui fit subir à ses orteils une courbure que le cuir ne pouvait suivre. Inévitablement, les chaussures avaient, alors, tendance à se défaire sur l'arrière, révélant une partie de leur charmant contenu proche de la perfection. Cette jolie découverte fut bien la seule éclaircie de cette première matinée de formation. 


Il ne se passa rien de notable. Les mocassins résistèrent au traitement impitoyable de leur propriétaire, et je n'eus pas le plaisir de découvrir les orteils de Caroline. Je vécus ça comme une petite déception."


 http://www.librinova.com/shop/dix-den/les-memoires-d-un-fetichiste



Une seconde version de la couverture, je ne sais pour le moment laquelle choisir

jeudi 10 mars 2016

Une reine discrète

Je voulais vous parler d’un dessous féminin qui revient gentiment à la mode : la gaine, pour mon plus grand plaisir.

Après une traversée du désert qui débuta à la fin des années 60, elle attendit son retour en grâce, sagement rangée au fond des commodes de nos grands-mères.

J’ai un faible pour les accessoires de lingerie qui sont avant tout conçus pour sublimer les courbes des femmes. Donc, ce retour de la gaine ne peut que me ravir. Parce qu'elle tient compte des formes de nos jolies femmes bien aimées, et qu'elle sculpte leurs douces rondeurs, pour mieux affiner leur silhouette.

Dans les années 30 elle connut un succès indiscutable, et beaucoup de femmes l’adoptèrent sans hésiter (les premières apparurent dans les années 20, il s’agissait plus de gaines-corsets).

Quand on annonça son retour, je pensais, je l’avoue, que ce serait un effet de mode éphémère, le temps d’une campagne de télé réalité, dont certaines chaines avaient le secret, servant à déculpabiliser les femmes aux rondeurs généreuses. On les encourageaient à porter des gaines, comme la panacée d'une silhouette retrouvée . Et aujourd’hui, cette mode perdure à mon grand étonnement et ma joie.

Une amie qui en met régulièrement, m’avoua un jour en souriant que c’était très confortable, et qu’en plus elle se sentait belle en les portant. A ces mots, j’ai eu une pensée émue pour Paul Poiret, le couturier, qui a su leur donner ce côté glamour qu’on connait.

Depuis son apparition dans les années trente, la gaine a toujours eu comme mission d’’être confortable et discrète. Elle attaquait le corset là où ça fait mal. Ses bandes élastiques remplacèrent les baleines rigides et chassèrent les lacets contraignants. Comme quoi on pouvait maintenir et affiner tout en étant discret, confortable et pratique. Il ne restait plus qu’à lui coudre des jarretelles et on avait l’accessoire indispensable et chic des années trente jusqu’aux années soixante.  Aujourd'hui, la gaine souple a fait des petits que l'on trouve toujours dans le commerce ou sur internet.

On la propose dans des matières encore plus fines, plus discrètes et plus souples. Les teintes se sont étoffées, à côté des traditionnels rose poudré, noir et blanc on peut trouver des rouge, des bleu, des turquoise en passant par le pêche et le gris, sans oublier des mariages harmonieux de couleurs, aux dentelles colorées.

Il me reste néanmoins un mystère à éclaircir. Mystères que ma grand-mère puis ma mère se sont toujours refusées à me dévoiler.  Un questionnement bien masculin, j’imagine. Une question bête, probablement.

Que fait-on de la culotte? Au-dessus ou en-dessous? Au-dessus, comme avec un porte-jarretelles, me semble exclu. Je n'ai trouvé aucune photo qui l'illustre cette pratique. Heureusement, je n'ose imaginer à quel point cela devait-être disgracieux. Il nous reste donc en dessous ce qui m'amène à ma seconde question comment les femmes font-elles pour aller aux toilettes. J'en ai déduit fort malicieusement qu'elles ne portaient pas de culotte sous leur gaine. Cela ne répond quand parti à la question car une gaine enveloppe les hanches, descend assez sur les fesses et les cuisses, ce qui ne règle pas le problème qui me préoccupe bêtement, je l'avoue.

Les quelques charmantes femmes que j'ai pu interroger sur ce sujet délicat m'ont répondu qu'elles portaient des culottes dessous et que pour aller aux toilettes il suffisait de faire glisser l'ensemble culotte avec la gaine retenant les bas. Ainsi nul besoin de retirer la gaine de détacher les jarretelles et de faire glisser les bas. Tout ça est aussi simple que de baisser un collant. Et beaucoup plus joli.

Cette question stupide étant réglée, j’en conclu avec joie que les gaines sont à nouveau des accessoires de mode que l’on peut porter sans crainte et avec coquetterie. Au fond la seule chose qui n’est pas très sexy, c’est le nom.